Aigle de Bonelli et chasse à Velaux : une cohabitation bénéfique pour la biodiversité

L’Aigle de Bonelli (Aquila fasciata) est un rapace rare et menacé en France, présent surtout dans le sud et les régions méditerranéennes.
À Velaux, un village de Provence, cet oiseau majestueux a trouvé refuge depuis plusieurs décennies sur un pilier électrique, où il niche avec succès.
Souvent perçues comme opposées, la chasse et la protection de la nature peuvent pourtant se compléter.
Grâce aux actions des chasseurs, certaines populations de proies – notamment le lapin de garenne – sont maintenues, offrant ainsi une ressource alimentaire essentielle à ce rapace emblématique.

Le régime alimentaire de l’Aigle de Bonelli

L’Aigle de Bonelli se nourrit principalement de lapins sauvages, mais aussi d’oiseaux, reptiles et petits mammifères.
Le lapin de garenne, fortement touché par la myxomatose et la VHD, reste une proie clé, surtout durant la période de reproduction.
La raréfaction de ces populations fragilise directement l’espèce. C’est ici que l’action des chasseurs prend tout son sens.

Le rôle des chasseurs dans le repeuplement du lapin de garenne

Les associations de chasse à Velaux et dans la région mènent de nombreuses initiatives pour préserver le petit gibier :

  • Réintroduction de lapins sauvages en garrigue,
  • Création de garennes artificielles,
  • Régulation des prédateurs opportunistes (renards, corvidés),
  • Protection de zones sensibles comme la réserve de l’Arbois (20 ha).

Ces actions profitent non seulement à la pratique cynégétique, mais aussi aux rapaces prédateurs, dont l’Aigle de Bonelli.

Une biodiversité équilibrée grâce à la chasse

En soutenant la présence du lapin, la chasse contribue indirectement à :

  • Améliorer la réussite reproductive des aigles (plus de jeunes à l’envol),
  • Réduire la concurrence entre rapaces pour les proies,
  • Favoriser l’installation durable de couples nicheurs à proximité des territoires de chasse.

Ainsi, chasse et conservation trouvent un terrain d’entente autour d’un objectif commun : le maintien d’un écosystème équilibré.

Vers une coopération renforcée

Des partenariats existent déjà entre chasseurs, naturalistes et gestionnaires d’espaces protégés.
Ces démarches concertées montrent qu’une chasse durable, encadrée et responsable, peut devenir un allié précieux de la biodiversité et contribuer à la sauvegarde d’espèces menacées comme l’Aigle de Bonelli.

En conclusion

Loin d’être incompatible avec la protection de la biodiversité, la chasse peut jouer un rôle actif dans la préservation de l’Aigle de Bonelli, notamment grâce à la gestion du gibier comme le lapin de garenne. En valorisant les bonnes pratiques, en développant des partenariats et en sensibilisant les acteurs du territoire, il est possible de concilier activité humaine traditionnelle et sauvegarde de notre patrimoine.